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Chiffrer un import

Les trois blocs du calcul, d’où sort chaque prix, et pourquoi un tarif manquant refuse le total au lieu de l’arrondir.

Une estimation répond à une seule question : « combien me coûte cette importation, rendue ? ». Elle se calcule côté serveur, jamais dans le navigateur, et elle rend toujours le même document — trois blocs, dans cet ordre, quelle que soit l’agence.

L’écran des estimations : la saisie à gauche, le résultat en trois blocs.
C’est exactement ce que le prospect voit sur le portail public. Un seul composant rend les deux : le jour où ils divergeraient, l’agence défendrait au téléphone un chiffre que son écran n’affiche pas.

Les trois blocs

BlocCe qu’il contientNégociable ?
Taxes et redevances officiellesDroit de douane, TVA, PCS, PC, redevance statistique — assis sur la valeur en douaneNon
Débours avancés par l’agenceCe que l’agence sort au guichet et refacture à l’identiqueNon
Prestations de l’agenceLe forfait ou le détail des prestations, plus les frais d’agence et la margeOui

Un bloc vide n’est jamais masqué : son sous-total s’affiche à zéro. Une ligne qui disparaît ressemble à un oubli, et c’est celle-là qu’on cherchera pendant la réunion.

CIF ou CF — le document le dit

La valeur en douane est nommée avant le calcul. Assurance renseignée : c’est un CIF. Assurance laissée vide : c’est un CF, et l’écran l’annonce avant que le chiffre ne sorte. Deux bases différentes donnent deux droits différents ; une valeur en douane implicite se discute mal.

D’où sort chaque prix

Chaque ligne du résultat porte sa nature, sa base, son taux, sa source, sa référence et la date d’effet du barème utilisé. Ce ne sont pas des champs facultatifs : sans eux, personne ne peut vérifier ce prix à la prochaine révision, et le système refuse d’enregistrer la ligne de tarif.

NatureCe que ça veut dire
OfficielUn texte réglementaire — un tarif extérieur, un taux de TVA
PubliéLe barème d’un opérateur : terminal, compagnie, manutentionnaire
NégociéUn prix commercial, celui de l’agence
L’écran des tarifs et forfaits, une ligne par couple type de colis × destination.
En mode forfait, un prix vit sur un COUPLE — un type de colis et une destination. C’est ce couple que le portail exige complet avant de s’ouvrir.
L’écran des frais d’agence et de la marge, avec leur base de calcul.
Les seules lignes que l’agence FIXE. Une base « forfait » est un montant ; les autres sont une fraction d’une base nommée — valeur en douane, total des taxes, total général.

Le code SH

Aucun code n’est proposé d’office

Un code SH approché change le droit de douane, donc le prix. La recherche se fait par mots — « riz », « ordinateur » — et l’absence de résultat ne rend jamais un code voisin : elle renvoie vers l’agence. Un chiffre faux sorti d’un code deviné se défend mal six semaines plus tard, devant le client.

Quand le calcul est refusé

  • Chiffrer alors qu’un tarif manque pour ce couple

    Le refus NOMME tout ce qui manque, en une seule réponse, avec le geste correctif de chacun. Un total partiel ou un zéro par défaut serait pris pour un prix.

  • Enregistrer un tarif sans source ni date d’effet

    Personne ne pourra le vérifier à la prochaine révision, et l’estimation qu’il aura servie deviendra indéfendable.

  • Saisir un montant d’assurance ET un taux d’assurance

    Les deux donneraient deux valeurs en douane. On choisit l’un ou l’autre.

L’instantané des barèmes

Une estimation garde une copie figée des barèmes qu’elle a utilisés. Relue six mois plus tard, elle affiche encore les prix du jour du calcul — un forfait modifié entre-temps n’en change pas le sens rétroactivement.