Franchise, surestaries, magasinage
Ce que le temps coûte, qui le compte, et pourquoi le montant facturé l’emporte toujours sur le montant calculé.
Trois compteurs différents tournent sur une même boîte, et les confondre donne un total qui n’existe nulle part. Ils ont chacun leur barème et leur propriétaire.
| Nature | Ce qu’on paie | À qui |
|---|---|---|
| Magasinage | La boîte reste sur le terminal après sa franchise | Au terminal |
| Surestaries | La boîte n’est pas sortie du port dans le délai de la compagnie | À la compagnie |
| Détention | La boîte est sortie mais n’est pas rentrée au dépôt | À la compagnie |

Sans barème, aucun montant n’est supposé
Si le terminal n’a pas de barème saisi, le compteur reste muet : il dit qu’il manque un barème, il n’avance pas de chiffre. Un montant inventé se défend mal devant un client, et il se défend encore plus mal quand il est trop bas.
Provision et facturé
Deux montants coexistent sur une même nature. La PROVISION est ce que le système calcule depuis le barème : une prévision, utile pour anticiper. Le FACTURÉ est saisi depuis la facture de la compagnie : un fait. Quand les deux existent, le facturé l’emporte, toujours.
La provision n’est pas effacée
Elle reste affichée à côté du facturé, avec l’écart. C’est cet écart qui rapporte : il révèle un barème périmé, une date de retour mal saisie, ou une facture à contester. La remplacer en silence ferait disparaître la question « d’où vient l’écart ? ».
Voir venir plutôt que constater
Les boîtes dont la franchise s’épuie sont remontées par paliers — J-4, J-3, J-2, J-1 — sur « Ma journée » et sur le tableau de bord. C’est la seule fenêtre où une surestarie est encore évitable : une fois la facture arrivée, il n’y a plus de geste, seulement une dépense.
Une surestarie constatée devient une dépense du dossier comme une autre : refacturable ou à la charge de l’agence, selon son poste. C’est là qu’elle se décide, et c’est là qu’elle se voit à la fin du mois.